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Notre école partenaire, l’IUT SRC de Troyes, organise un événement jobdating et convie les entreprises désireuses d’y participer à s’y inscrire. Pour rappel, cette école fait partie des mieux classées en France parmi celles spécialisées dans les métiers de l’internet. (source)

Voici le pitch, n’hésitez pas à vous inscrire si vous êtes une entreprise ou à découvrir l’école si vous êtes un potentiel futur élève !

« Le 31 mai 2013 de 13h30 à 18h00, le Département Services et Réseaux de Communication de l’IUT de Troyes organise un jobdating à la Chambre de Commerce et d’Industrie de Troyes et de l’Aube, partenaire de l’événement. Il est parfois difficile pour les entreprises de trouver des profils intéressants dans les domaines du développement et de l’intégration web. Ce sera donc l’occasion de mettre en relation:

  • - 20 entreprises à la recherche de compétences et de nouveaux collaborateurs dans les domaines du développement web et de l’intégration multimédia
  • - 60 candidats à la licence professionnelle en alternance Métiers de l’Internet et du Multimédia (issus d’un bac+2 DUT SRC, DUT Informatique, BTS Services Informatiques aux Organisations exIG)
  • - les responsables des formations LP Métiers de l’Internet et du Multimédia

Les entreprises intéressées peuvent s’inscrire sur ce site en utilisant le formulaire de la page « Inscription ». Leurs offres seront communiquées aux étudiants d’ici la tenue du jobdating pour qu’ils préparent leurs CV et leurs présentations. Les étudiants candidats à un contrat de professionnalisation doivent faire la demande de dossier pour la licence sur le site de l’IUT et envoyer leur CV à:

Fabrice Meuzeret, Responsable de la Licence pro MIM

(fabrice.meuzeret@univ-reims.fr)

Martial Martin, chef du département Internet et Multimédia (SRC)

(martial.martin@univ-reims.fr) »

L’affiche de l’événement :

6 - ESME Sudria - Claire Cartier

En 2010, Claire Cartier n’a pas encore le permis mais sort diplômée de l’ESME Sudria après « un enseignement qui l’a révélée à elle-même ».

Rencontre avec cette ancienne élève devenue chef de projet ingénierie fibre réseau Backbone chez SFR.

Bonjour Claire ! Le but de cette interview est de montrer aux filles qui hésiteraient à devenir ingénieures ce qu’elles peuvent être amenées à faire. Pourquoi avez-vous choisi les télécoms ?

En choisissant les télécoms, je savais que le marché du travail dans ce domaine marchait bien et que j’aurais donc de grandes chances de trouver un emploi une fois mon diplôme en poche.
Ma spécialité à l’école concernait le traitement du signal de l’image et du son, ce qui débouchait sur pas mal de secteurs : les télécoms, le milieu artistique (musique, cinéma, télévision), la défense (missiles, criminologie, fraude bancaire)… Je l’avais choisie grâce aux projets de fin d’année : il s’agissait de projets liés à l’électronique et aux ondes (plus précisément au thermomètre numérique et au radar de recul pour voiture), et j’avais adoré l’idée de concrétiser la construction d’un objet utile dont je connaissais peu le fonctionnement.

Quels souvenirs gardez-vous de vos études ?

Mes années de classes préparatoires avaient été difficiles et intenses. Je n’étais pas consciente du travail demandé et je n’avais pas la maturité pour savoir travailler comme il fallait, je pense. L’ESME Sudria m’a permis d’aller au-delà de la théorie : nous avions beaucoup de travaux pratiques (à préparer et à terminer en cours). Cela m’a énormément appris.

Est-ce que vos amis qui ont fait les mêmes études travaillent dans d’autres domaines aujourd’hui ?

Oui, c’est vrai que la formation d’ingénieur mène à plein de choses ! Certains sont dans le domaine financier car ils ont fait un master après. D’autres, qui ont fait ma spécialité, ont des postes dans des secteurs différents : logistique pour emballage de cosmétique, bureau d’étude chez Thalès, VIE en Sierra Leone pour gérer et maintenir le trafic aéronautique, diplôme dans une école de design… et beaucoup sont allés dans le secteur du BTP.

En quoi consiste votre boulot aujourd’hui ?

Je suis chef de projet de l’ingénierie fibres optiques pour les besoins réseaux de SFR. Actuellement, par exemple, je travaille sur la 4G. Mon travail est très prenant, on doit être réactif face aux problèmes de terrain et il faut toujours trouver des solutions nouvelles car tout ne se passe pas comme prévu…
J’aime mon activité car je travaille avec de nombreux services internes mais aussi des entreprises extérieures qui déploient la fibre. La fibre est une formidable innovation mais elle est très fragile et il faut la manipuler avec soin. On a vite fait de la casser ou de créer des contraintes sur le signal qui y transite. Même si je suis dans un bureau, nous sommes confrontés aux limites du terrain et nous devons trouver des solutions ensemble.

Avec-vous une anecdote par rapport à votre travail ? Une galère particulière avec « happy end »?

J’en ai pas mal mais je ne peux pas forcément les raconter car j’ai une clause de confidentialité : nous hébergeons sur notre réseau des clients tels que Thalès, les ministères, la DGAC et d’autres opérateurs ! Nous sommes donc régulièrement au courant de problèmes atypiques que peuvent rencontrer les techniciens sur le terrain.
Par ailleurs, beaucoup de câbles sont vandalisés (surtout ceux le long des rails) car les voleurs pensent qu’il s’agit de cuivre qu’ils pourront revendre… Et une fois le câble éventré et la fibre coupée, celle-ci est laissée en l’état.

Est-ce que cela change vraiment quelque chose – en bien ou en mal – d’être une femme dans ce métier ?

Le milieu reste très masculin, avec pas mal de personnes venant du BTP, donc il n’est pas toujours évident de se faire une place en tant que femme mais il y a une très bonne ambiance et j’apprécie cette dynamique.
Être une femme a clairement de nombreux avantages : les gens viennent plus facilement vous voir et lors de situations tendues on prendra plus de pincettes pour essayer de trouver une solution. Vous serez peut-être moins respectée a priori lorsque vous parlez de technique mais vous ferez mieux avancer les situations lorsqu’elles sont bloquées ! Il y a également une plus grande complicité entre les femmes qui sont en minorité.

Est-ce que vous vous souvenez du plus beau jour de votre carrière professionnelle ?

Je n’en ai pas encore de « vraiment » mémorable, mais je dirais il y a quelques mois suite à ma nomination dans l’équipe d’astreinte curative (un poste très stratégique) et aux remerciements de mon manager pour mon travail. C’est plutôt banal !
En tant que coordinatrice des maintenances curatives sur la fibre, je vais donner mon expertise sur un problème concernant notre réseau, de jour comme de nuit et de manière régulière. Il faut garder la tête froide en cas de crise (le client est très important, ou coupé depuis longtemps, ou bien la coupure nous a fait perdre des antennes pour le mobile donc les clients ne captent plus dans la zone, etc) et trouver une solution. On peut m’appeler à n’importe quelle heure, c’est vrai, mais heureusement cela ne dure qu’une semaine par mois !

3 facts sur Claire Cartier :

  • Elle adore faire des puzzles de + de 2000 pièces.
  • Elle a fait 10 ans de danse classique et a bien failli en faire sa profession.
  • Elle prend le vélib’ dès qu’elle se déplace.

Retrouvez tous les portraits réalisés par Elise Costa ainsi que l’actu des femmes dans le secteur high-tech sur Femme Ingénieure.

5-IPSA-Sandra Boujnah

En 2009, nous célébrions l’année de l’astronomie en hommage à ce brave Galilée qui, 400 ans plus tôt, venait de découvrir les 4 principaux satellites de Jupiter.

Un signe de bon augure pour Sandra Boujnah, férue d’aérospatial, qui sortait diplômée la même année de l’IPSA. Entretien avec une passionnée.

Bonjour Sandra ! Pouvez-vous nous dire comment vous êtes arrivée à l’IPSA ?

J’ai toujours voulu faire du spatial. Quand j’avais 9 ans, j’ai participé à un atelier micro-fusée où j’avais fabriqué une magnifique fusée décorée comme celle de Tintin dans « Objectif Lune ». La fusée n’a pas très bien volé mais j’ai trouvé ça bien sympathique. À cet âge-là, j’étais déjà fan d’astronomie…
Plus tard, au collège, je voulais être astrophysicienne, cette idée m’est restée au lycée. On m’a alors conseillé de faire une classe prépa, même si pour faire ce métier on pouvait aussi passer par la fac. Je suis entrée à St-Louis, où je me suis rendue compte qu’en fait ingénieur c’était cool aussi ! C’est là que j’ai eu envie de plutôt m’orienter vers les fusées que vers les étoiles. J’ai pensé faire SUPAERO mais le niveau à l’entrée était trop sélectif. J’ai donc choisi l’IPSA qui me permettait de me spécialiser dans le domaine du spatial.

Quelle est votre spécialité aujourd’hui et pourquoi ?

Ma spécialité est la propulsion. J’ai toujours eu un peu de mal à l’expliquer, mais j’avoue avoir senti une forte affinité avec ce domaine. Je pense que c’est en partie à cause de la complexité des phénomènes et des sous-systèmes liés à la propulsion, et du côté spécifique et unique de la propulsion spatiale qui est très particulière.

En quoi consiste votre boulot aujourd’hui ?

Je travaille depuis septembre 2009 chez Sogeti High Tech, en mission chez EADS Astrium, dans le centre de service propulsion. La 1re année, j’ai fait de la propulsion solide, avant de pouvoir travailler dans mon domaine préféré : la propulsion liquide. Et, depuis janvier 2012, je suis responsable de ce centre de services de 8 personnes. Cela signifie que je répartis les activités, je vérifie les livrables avant qu’ils soient fournis au client, je négocie et facture les activités avec le client, je recrute les nouveaux arrivants et je fais des comptes rendus réguliers. Tout ça représente environ 25% de mes activités.
Le reste du temps je poursuis mes activités techniques, notamment les exploitations des vols Ariane 5 au niveau de l’EPC (= Etage Principal Cryogénique, soit le 1er étage de la fusée, celui qui s’allume en premier avant que les gros boosters sur les côtés fassent décoller la fusée). Cela consiste à gérer le post-traitement de toutes les activités de remplissage (qui commencent un jour avant le tir), à analyser le comportement des sous-systèmes de l’étage (des réservoirs par exemple) pendant le vol afin de vérifier qu’ils respectent la prévision de vol et qu’ils n’ont pas eu un comportement anormal, et à expliquer les écarts.
En plus de ça, une 2e activité un peu plus calculatoire m’a été confiée : c’est la modélisation à l’aide d’un logiciel de mécanique des fluides de la pressurisation et de la stabilisation thermique d’un réservoir d’hydrogène, et le comportement en vol du réservoir oxygène d’Ariane 5 !

Est-ce que vous voyez beaucoup de femmes dans votre travail ? Est-ce que le fait d’être une femme change quelque chose (en bien ou en mal) dans votre métier ?

Ca dépend… dans ma société de prestation nous sommes assez peu nombreuses : sur la cinquantaine de Sogeti sur le site nous sommes pour le moment 2 femmes (toutes 2 responsables d’un plateau). Par contre dans les équipes clients (EADS Astrium) pour qui je travaille, elles sont 10 sur 35 personnes.
Je serais tentée de dire que le fait d’être une femme est un plus car nous sommes actuellement moins nombreuses que les hommes à vouloir faire ce métier, ce qui nous permet de bénéficier, à mon sens, d’une discrimination positive. À compétence égale pour un poste, une femme ingénieur a plus de chance qu’un homme car cela permet à l’entreprise d’améliorer la parité.
Et puis les ingénieurs masculins sont généralement assez gentils avec nous, alors qu’ils seraient peut-être plus durs au 1er abord avec un homme. Je pense qu’être une femme facilite le contact et l’intégration. Dans mon cas, je me dis que le fait d’être une femme dans un milieu d’homme me donne encore plus envie de me donner à fond pour montrer qu’on les vaut bien.

Y a-t-il, en termes de travail ou de carrière professionnelle, quelqu’un qui vous inspire tout particulièrement ?

Une personne en particulier non, mais j’ai croisé des personnes passionnées au cours de mon parcours, notamment M. Yves Blin, ancien professeur à l’IPSA, qui a su transmettre sa passion en plus de la nôtre.

De quoi êtes-vous le plus fière aujourd’hui ?

D’avoir fait mentir mon professeur de physique de 1re S. J’avais à l’époque des notes assez moyennes car je n’avais pas assez travaillé cette année-là… En fin d’année, en parlant orientation avec lui et en lui expliquant que je souhaitais travailler dans le spatial, il m’avait répondu que je n’y arriverais jamais, sous-entendu « avec ces notes ». J’ai pris mon courage à 2 mains et j’ai redoublé – alors que je pouvais aussi passer et avoir mon bac sans souci – et j’ai fait 2 excellentes années niveau sciences, j’ai eu 17 au bac en physique. Grâce à ça, j’ai pu avoir un dossier assez bon pour entrer en classe préparatoire à St Louis, ce qui m’a beaucoup aidé par la suite puisqu’il s’agit d’une des meilleures classes prépa de France. C’est cette 1re formation qui m’a aidée à être major de ma promotion pendant 3 ans. Donc, en résumé, ce dont je suis le plus fière c’est d’être restée fidèle à mon rêve qui m’a donné la force de me surpasser.

Connaissant aujourd’hui votre parcours, qu’aimeriez-vous dire à votre moi de 17 ans qui s’apprête à passer son bac et se lancer dans ces études ?

Je lui dirais qu’elle va passer 2 dures années – surtout la 2e avec les concours – mais qu’il ne faudra pas lâcher prise car, ensuite, l’école d’ingénieur est une vraie délivrance ! Pendant 2 ans on apprend de nombreuses choses ne servant essentiellement qu’à classer les meilleurs, et certains jours ce n’est pas évident… Il faut avant tout s’entourer d’amis. J’ai beau avoir été dans une grande prépa, il existait une très grande entraide et solidarité entre les élèves.
Une fois entré en école d’ingénieur, on peut vraiment toucher de plus près notre futur métier, rencontrer d’éventuels futurs collègues, avoir des professeurs souvent ingénieurs eux-mêmes… Tout ce qui permet d’apprendre des choses proches de la pratique.
L’ambiance dans une école d’ingénieur est vraiment très collective, car ce n’est pas un métier individualiste, on se sent bien entouré. « Cela vaut la peine de te battre », c’est ce que je dirais à mon moi de 17 ans.

3 facts sur Sandra Boujnah :

  • Sa vraie sœur – et non demi-sœur – est plus proche en âge de sa mère qu’elle : elle a 24 ans de plus que Sandra et 20 de moins que la mère de Sandra.
  • À 9 ans, elle était fan de la chanson « Tombe la neige » d’Adamo et ses parents devaient la supporter en boucle dans la voiture.
  • Au lycée, elle avait toujours une trentaine de stylos de couleurs différentes dans sa trousse, à tel point que le jour du bac, son prof d’anglais est entré dans la salle en pleine épreuve pour lui emprunter un stylo doré.

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4 - EPITA - Joelle Septier

En 1989, alors que la guerre froide prenait officiellement fin (et que le premier épisode des Simpson était diffusé à la télé), Joëlle Septier sortait du lycée Saint-Cyr avec un bac S en poche.

Comment cette femme de 43 ans devenue officière de marine est-elle arrivée à l’EPITA ?

Retour sur un parcours atypique.

Pourquoi avoir choisi cette école ?

Ma recherche était un peu particulière. J’étais déjà diplômée de 2 écoles d’ingénieurs, l’École Navale et l’École de l’Air, formant respectivement les officiers de la Marine nationale et de l’Armée de l’Air. Pendant 22 années de service au sein de l’Aéronautique navale, j’ai exercé de multiples fonctions : chef de service, directeur d’application, chef de projet, responsable d’un parc d’une vingtaine d’aéronefs, manager d’environ 200 personnes…
Ma spécialité d’alors consistait au management du soutien technique à caractère aéronautique et était plus particulièrement liée aux systèmes d’informations de suivi technico-logistique des aéronefs et de leurs rechanges.
Comme l’objectif de l’Etat-Major de la Marine était de disposer de meilleurs experts dans ce domaine, j’ai été amenée à chercher un master pour une formation externe ouverte aux officiers de marine, afin de perfectionner cette spécialité.
Mon choix s’est porté sur l’EPITA pour plusieurs raisons : cette école disposait d’une formation idoine dans le domaine du management de projet ; elle jouissait d’une très bonne réputation ; et son fonctionnement type « campus US » était très attractif et riche d’expériences multiples.

… et vous y avez suivi un master « Management et Informatique » en 2006/2007.

Pour être honnête, cette spécialité m’a été de facto imposée par la Marine Nationale. Je me destinais plutôt au contrôle de gestion. Mais, à l’issue de ma formation au sein de l’EPITA, j’ai compris toute l’importance du management des systèmes d’informations (SI), tant d’un point de vue logistique que technique. Sans un SI fiable, les nouveaux aéronefs ne peuvent pas voler.

Et aujourd’hui, en quoi consiste votre métier ?

Je suis consultante indépendante en tant qu’experte des SI.

Pour une novice comme moi, pouvez-vous me dire ce qu’est un SI ?

Il y en a une bonne définition sur Wikipedia: « Un système d’information (SI) est un ensemble organisé de ressources (matériels, logiciels, personnel, données et procédures) qui permet de collecter, regrouper, classifier, traiter et diffuser de l’information sur un environnement donné ».
Concrètement, au sein de l’aéronautique navale, les SI sont l’un des piliers qui permettent aux aéronefs de voler en toute sécurité et aux pilotes de réussir leurs missions d’entrainement comme de guerre.Cette spécialité me permet de m’épanouir complètement dans le secteur civil alors que j’ai quitté la Marine nationale il y a 2 ans, sans rupture entre les 2 « mondes ». Disons que cette nouvelle vie me permet d’être parfaitement en phase avec les attentes du marché et mes aspirations personnelles.

Vous parlez de nouvelle vie mais alors, qu’est-ce qui vous fait vous lever tous les matins ?

Dans ma 1re vie (celle d’officier de marine), j’étais toujours très enthousiaste à l’idée de me lever le matin pour aller au travail (et même de me lever la nuit, les weekends ou les jours fériés parfois !)… jusqu’au jour où j’ai commencé à me poser des questions sur le pourquoi des réformes (il y avait de grands changements organisationnels) et de la rationalisation, mot à la mode qui malheureusement cachait une diminution significative des ressources, tant humaines que financières, alors que la quantité de travail, elle, ne cessait d’augmenter. Les missions se multipliaient, alors même que la reconnaissance de mes supérieurs et de la population baissait.
C’est pourquoi je me suis décidée à quitter une institution dans laquelle je ne retrouvais plus les valeurs pour lesquelles je m’étais engagée à l’âge de 16 ans. Depuis, j’ai trouvé une nouvelle activité qui me permet de concilier vie familiale et professionnelle, et me lever le matin est redevenu un plaisir !

Au cours de votre carrière, avez-vous rencontré beaucoup de femmes ?

Dans mon ancienne activité, nous étions très peu de femmes. J’ai d’ailleurs fait partie de la première promo de filles à l’école militaire. Au sein de la Marine nationale, le fait d’être une femme changeait beaucoup de choses et multipliait les challenges, comme par exemple :

  • Il fallait faire davantage ses preuves qu’un homme pour espérer obtenir le même niveau de reconnaissance (et même là, ce n’était pas gagné).
  • La maternité était une barrière (le regard des autres, l’avancement, le choix des secteurs d’activité…) : les femmes sont bienvenues dans les armées, mais…

Dans ma nouvelle activité, je n’ai croisé que très peu de femmes, mais je ne pense pas avoir assez de recul pour dire si cette situation est classique ou non.

Justement, avec le recul et l’expérience, que diriez-vous à votre moi de 17 ans ?

Je ne changerais rien, mais si la situation est très différente aujourd’hui, je vais vous dire ce que je dis à mes enfants : « faites toujours ce que vous avez envie de faire ». A mon époque, les filles ne pouvaient pas s’inscrire dans les grandes écoles. C’est comme ça que j’en suis venue à passer des concours internes pour monter l’ascenseur hiérarchique. J’ai pris d’autres voies, fait d’autres compromis, pour faire ce que je voulais vraiment faire.

3 facts sur Axelle Fourquet :

  • Elle a 5 enfants, âgés de 21 à 4 ans.
  • Elle a traversé l’ouragan Mitch en 1998 à bord d’un bateau (et a vu l’œil du cyclone !).
  • Elle a fait de l’escrime en compétition militaire.

Retrouvez tous les portraits réalisés par Elise Costa ainsi que l’actu des femmes dans le secteur high-tech sur Femme Ingénieure.